Commerce International Français Français English English
Accueil Magazine News Annuaire CCI Agenda Partenaires Annonceurs Contact Chercher :
THÈMES
Chambres de commerce
Formation
Assurance
Banque
Ressources humaines
Technologies
Bourse
Stratégies
Responsabilité
Services
Gestion de fortune
Expertise-comptable
Poste clients
Conseils
Débats
Voyages d'affaires
International
TIC
BtoC
Expatriation
Industrie
Externalisation
Investir
Droit
Fiscalité
Logistique
Immobilier
Marketing
Social
Territoires
Développement durable
Automobile
Franchises
Agro-alimentaire
Styles de Vie
Grands Entretiens
Livres


ARCHIVES
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
Positionnement 29 décembre 2009 à 17:24 | Envoyer à un ami | Version imprimable

S’appuyer sur l’expertise métiers

Mitch Free est le PDG de la place de marché électronique MFG.com, spécialisée dans la sous-traitance industrielle, qui revendique 200 000 adhérents dans le monde.

Illustration : Thierry Cap de Coume
Illustration : Thierry Cap de Coume

Commerce International : Après l’éclatement de la bulle Internet, de nombreux analystes ont prédit la mort des places de marché électroniques professionnelles. De fait, la plupart d’entre elles ont disparu. Où en sont-elles aujourd’hui ?
Mitch Free :
« Les places de marché électroniques professionnelles n’ont pas été créées égales entre elles. Au bout de dix ans d’activité, je suis très heureux d’être toujours là. MFG.com a pu attirer une masse critique de plus de 200 000 membres répartis dans 50 pays dans le monde. Les places de marché électroniques qui réussissent le mieux ont adopté différents modèles économiques. Parmi ceux-ci, elles sont gérées par des “ opérateurs neutres ”. C’est-à-dire par des entrepreneurs qui sont “ agnostiques ” dans le sens où ils n’ont pas aucun intérêt particulier à acheter ou à vendre sur leur propre place de marché en ligne. Ensuite, les collaborateurs qui travaillent au sein de la place de marché électronique doivent faire preuve d’une expertise très étendue des marchés sur lesquels elles se positionnent. Enfin, et c’est très important, le marché auquel la plate-forme s’adresse doit être extrêmement fragmenté pour donner du sens à ses membres et rendre l’opérateur incontournable. »

Comment une entreprise peut-elle connecter ses outils informatiques internes de gestion des achats aux places de marché électroniques pour centraliser les achats et peser plus lourd dans les négociations auprès des fournisseurs afin d’obtenir de meilleurs prix ?
M. F. :
« Ces entreprises doivent se renseigner auprès des places de marché qu’elles visent pour savoir si celles-ci ont un système d’information basé, au plan technologique, sur les architectures orientées service (SOA, Service Oriented Architectures, ndlr). Car, de cette manière, ces places de marché pourront offrir des API (Application Programming Interfaces ; interfaces programmables pour applications) qui vont permettre d’échanger des informations électroniques entre la plate-forme et les outils de gestion de l’entreprise. Dans le cas inverse, c’est-à-dire si la plate-forme n’est pas assez ouverte, l’entreprise éprouvera de grandes difficultés à négocier avec ses fournisseurs et aura du mal à adopter la place de marché à une échelle internationale au sein de sa propre organisation. »

Les places de marché électroniques des pays émergents commencent à offrir des fonctionnalités attractives et innovantes qui remettent en cause la prédominance des plates-formes occidentales. En quoi cela change-t-il la donne ?
M. F. :
« Aujourd’hui, il est relativement facile et peu onéreux de développer des fonctionnalités informatiques sur les places de marché électroniques. En revanche, la difficulté, c’est de servir des clients individuels répartis dans le monde entier, chacun dans son pays avec sa culture et ses subtiles complexités industrielles. C’est sur ce point précis qu’il est essentiel d’avoir en interne des experts très fortement spécialisés sur des secteurs industriels précis dans chaque pays ou grande zone géographique. C’est à ce prix qu’une place de marché peut survivre, voire se développer. Car elle va baser son succès sur une légitimité authentique. En ce qui nous concerne, par exemple, nous avons pu réussir parce que nous avons créé une place de marché qui permet aux industriels de trouver des partenaires dans leur voisinage, leur ville, leur région, leur pays ou n’importe où ailleurs dans le monde. Nos clients apprécient énormément ce choix, car il leur permet de développer leurs affaires quelle que soit la direction qu’ils choisissent. »

Aujourd’hui, les places de marché électroniques ne peuvent plus ignorer les réseaux sociaux. Mais comment les intégrer ? Faut-il développer un réseau social interne à la plate-forme ? Ou, au contraire, s’appuyer sur des réseaux existants comme LinkedIn, Viadeo ou Twitter ? Et pour quoi faire ?
M. F. :
« En fait, il faut utiliser les deux. Le réseau social interne servira à des échanges professionnels, tandis que les réseaux externes servent à mesurer la température du marché et à développer votre exposition ou votre affichage. En écoutant sur Twitter les réactions du marché, vous pouvez obtenir des informations, très précieuses pour votre ser-vice de recherche et développement, qui seront susceptibles de faire évoluer vos produits dans le sens des attentes du marché. On peut aussi imaginer un réseau social interne pour accueillir et guider les nouveaux adhérents de la place de marché électronique. De cette façon, les utilisateurs pourront plus facilement s’approprier les outils de la plate-forme. »


Érick Haehnsen


EN COUVERTURE
Dernier numéro
Commerce International - Janvier 2010
No 59


Regroupements de prêts : Le rôle du médiateur national du crédit
Jean-François Bernardin, président du réseau des CCI françaises : « Est-ce qu’on ne veut plus des Chambres ? »
Rencontré deux semaines avant que la loi de Finances 2010 ne...
Chambre de commerce thaïlandaise : Un réseau efficace, mais méconnu
Chambres thaïlandaises : Entreprises étrangères : Apprendre à gérer l’interculturel
Chambres étrangères en Thaïlande : La voix des entrepreneurs étrangers
Assemblée des Chambres méditerranéennes : Des projets entre les deux rives
Chambre de Tolède : Tolède mène l’essor du tourisme en entreprises
Le 3e Congrès européen du tourisme en entreprise se...
International Chamber of Commerce : Copenhague : décevant, mais décisif
Après Copenhague, nous espérons que les politiques...
Conjoncture : Les prévisions les plus faibles de la décennie !
Selon l’enquête économique annuelle...
Portrait : Lavazza : Le café, une affaire de famille
Le marché mondial du café subit la crise : prix des...
Voir tous les articles du numéro
English version - Mentions légales - Nous contacter - Crédits - Référencement