
Photo : D.R.
Le 26 février, la diffusion lors de l’émission Envoyé spécial sur France 2 d’un reportage sur les prothèses dentaires a suscité une polémique. Ce reportage révélait la présence de plomb en quantité dangereuse pour l’organisme dans des prothèses fabriquées en Chine. Si certains professionnels ont vu leur activité affectée après la diffusion du reportage, en revanche, d’autres ont réussi à démontrer que leurs prothèses étaient sans danger. C’est le cas de Labocast, une société parisienne spécialisée dans la fabrication de prothèses dentaires, qui réalise ses travaux dans ses filiales de Hong Kong (Chine) et Antananarivo (Madagascar).
Fondée il y a vingt et un ans par Yves Scialom, Labocast propose trois grandes gammes de produits : Excellence, Confiance et Confort. Lancée en 1992, la gamme Excellence est produite à Hong Kong et représente environ 70 % des activités de Labocast. Ses prothèses haut de gamme répondent à toutes les exigences
européennes (CE) ; les métaux et la céramique sont fournis par Ivoclar Vivadent, fabriquant de produits pour des laboratoires de prothèses basé au Liechtenstein. C’est la gamme la plus complète ; elle permet de traiter tous les cas d’implantologie et de céramo-céramique (prothèses sans métal), les appareils fixes et les appareils mobiles. La gamme Confiance, qui existe depuis 1996, est produite à Antananarivo dans un laboratoire conforme aux normes ISO 9001 en 2000. Ses prothèses sont de qualité standard, mais beaucoup moins chères.
Enfin, la gamme Confort, créée en 1998, est réalisée par les prothésistes de Labocast à Paris. Cette gamme de services garantit non seulement la qualité, mais aussi les délais de livraison sous trois jours maximum. Toutefois, les laboratoires fabricants ne travaillent qu’en 2 x 8 et pas le dimanche, contrairement à d’autres industries.
« L’émission de France 2 montrait un cas de patiente rendue malade par le plomb contenu dans une de ses prothèses…, mais aux États-Unis ! », rappelle Grégory Scialom, directeur de Labocast.
« Cette polémique était vaine, mais nous devions rassurer les dentistes. Nous l’avons fait avec le LNE, le laboratoire qui travaille en partenariat avec l’Afnor, en ponctionnant à l’aveugle nos prothèses. Les résultats étaient sans équivoque : les quantités de plomb retrouvées dans nos prothèses étaient 10 fois inférieures à la limite autorisée, c’est-à-dire moins que dans une assiette de cuisine… »Ces garanties de sécurité, Labocast les apporte en effet depuis longtemps : chaque prothèse est accompagnée d’une déclaration de conformité. à Hong Kong, Modern Dental Laboratory est l’un des plus grands laboratoires au monde (3 000 salariés dont environ 2 000 techniciens) et conforme à la norme ISO 13 485 2003, ce qui n’est le cas d’aucun laboratoire en France. Les prothèses de Labocast subissent ponctuellement des contrôles des douanes et de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), et les laboratoires sont soumis à des audits par des sociétés telles que TUV et BVQI, afin de confirmer les différentes normes ISO. Pour chaque commande est délivrée une fiche de traçabilité praticien et une fiche de traçabilité patient. ll y figure le nom des matériaux, leur origine, le standard ISO, les numéros des lots, et une déclaration de conformité aux normes et directives européennes concernant les dispositifs médicaux figure sur la fiche patient. De telles garanties assurent un succès constant à Labocast, qui a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5 % au cours du premier trimestre.
« En France, les prothèses d’importation ne représentent que 5 % du marché total des prothèses contre 20 % aux États-Unis ou 25 % en Allemagne, ce qui montre que nous avons une belle marge de progression », avance Grégory Scialom.
L’avenir passe aussi par des projets de développement. Pour les mener à bien, Labocast dispose d’un système de contrôle avec son École de prothèses à Madagascar, de filiales créées avec une équipe de prothésistes habilités à rentrer dans chacune des étapes de la fabrication et garants à 100 % des matières premières, d’un bureau de liaison qui peut contrôler la facturation et d’une filiale à Shenzhen baptisée Labocast Chine. Les équipes de Labocast sont constituées d’expatriés français prothésistes pour le contrôle de toutes les étapes des réalisations prothétiques.
Informations sur : www.labocast.com